Démarré en 2011, le projet RRI (running related injuries) est destiné aux coureurs de tous niveaux s’engageant dans une préparation en vue de la participation à une course de longue distance (un 10km, un 10 miles, un semi-marathon voire un marathon). Cette étude visait à déterminer les facteurs de risque de blessures liées à la course chez les coureurs réguliers. Voir les résultats de la saison 2011/12
En 2012, la première étude RRI-Intervention était lancée. Son objectif était d’analyser l’apparition des blessures sportives chez les coureurs selon différents niveaux d’amortis dans leurs chaussures de course. Accès à la publication scientifique et les résultats ici : Influence of midsole hardness of standard cushioned shoes on running-related injury risk.
L’étude RRI-Intervention 2 a démarré en juin 2014, visant à étudier l’effet d’un système de contrôle de la pronation intégré dans des chaussures sur l’incidence des blessures liées à la course à pied. Accès à la publication scientifique et les résultats ici : Injury risk in runners using standard or motion control shoes: a randomised controlled trial with participant and assessor blinding
Enfin, lancée en septembre 2014, l’étude RRI-Intervention 3 a pour but d’analyser l’effet de l’inclinaison du pied dans la chaussure de course sur l’apparition de blessures chez les coureurs. Accès à la newsletter avec les résultats ici : Newsletter Juin 2015 (Publication scientifique en route).
En 2007, notre équipe a été mandatée par le Département ministériel des Sports pour développer un concept de prévention des blessures des jeunes sportifs du Luxembourg. Un projet de recherche appliquée a donc été mis en place dans le contexte du Sportlycée pour répondre à cette demande. L’aspect principal du concept de prévention réside dans la surveillance permanente des blessures pour quantifier la problématique et pour sensibiliser les acteurs de terrain. Ces derniers peuvent suivre les indicateurs de risque de chaque athlète et reçoivent des recommandations sur les initiatives de prévention à mettre en place.
Après 3 années, le bilan est positif
Après plusieurs années de suivi, le projet semble démontrer sa pertinence. Ainsi, le constat principal des résultats de cette année est que les blessures sportives chez les jeunes athlètes du Sportlycée sont en net recul par rapport aux années précédentes. Cette tendance a été objectivée par une baisse de la proportion d’athlètes blessés, de la fréquence et de l’incidence globale des blessures. Plusieurs observations suggèrent une évolution positive du contexte dans son ensemble : par rapport à l’année précédente, nous constatons un recul des blessures récurrentes, des blessures de surcharge et des blessures dites « intrinsèques », liées au comportement de l’athlète.
A la base du développement du TIPPS, ce projet est désormais étendu à d’autres jeunes sportifs du Luxembourg grâce à des financements du COSL (Comité Olympique et Sportif Luxembourgeois) et de la Solidarité Olympique du Comité Olympique International.
Voir les résultats de l’année 2010/11:
Grâce au soutien du Département ministériel des Sports, le Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport du CRP-Santé a initié un programme de surveillance des blessures sportives chez les jeunes athlètes du Luxembourg. La démarche entamée il y a quelques années auprès des élèves du Sportlycée et la sensibilisation des principaux acteurs impliquées semblent désormais porter leurs fruits. Le constat principal du suivi de la saison 2010/11 est que les blessures sportives chez les jeunes athlètes du Sportlycée sont en net recul par rapport aux années précédentes. Cette tendance a été objectivée grâce à plusieurs indicateurs :
1. La proportion d’athlètes blessés est descendue à 67% (versus 73% et 74% en 2009 et en 2010, respectivement).
2. La fréquence des blessures a chuté à 1.3 blessures par athlète (versus 1.7 et 1.9 les deux années précédentes).
3. L’incidence globale est passée de 3.7 en 2009 et 4.5 en 2010 à 2.8 blessures/1000h de pratique cette année.
D’autre part, plusieurs observations suggèrent une évolution positive du contexte dans son ensemble. Ainsi, par rapport à l’année précédente, nous constatons un recul favorable des blessures récurrentes, de 26.5 à 10.9% des blessures observées. Ce résultat est sans doute lié à l’important travail de ré-athlétisation personnalisée entrepris par les kinésithérapeutes avec les athlètes blessés avant le retour à la pratique sportive. On note aussi une diminution des blessures progressives (de surcharge), dont la proportion passe de 28.7% à 21.9% des blessures enregistrées et dont l’incidence baisse de 3.9 à 2.0 blessures/1000h de pratique. Probablement que là aussi, le travail de ré-athlétisation mis en place par les kinésithérapeutes porte ses fruits, tout comme les modules de PPG/PMG proposés par le Sportlycée aux athlètes. Ces éléments pourraient aussi expliquer la modération des blessures intrinsèques par rapport aux années précédentes. Dans 16% des cas de blessures, l’athlète blessé a néanmoins participé à des compétitions, chiffre en recul par rapport aux 32% de l’année passée. Il se peut que cette évolution favorable soit le résultat d’une plus grande conscientisation des athlètes eux-mêmes à la problématique des blessures, ainsi que des entraîneurs et autres personnes de l’entourage de l’athlète.
Quelques aspects méritent une attention particulière pour les futures initiatives de prévention des blessures sportives. Les sports collectifs restent la catégorie la plus à risque, avec une incidence qui est élevée par rapport aux autres catégories et un risque relatif accru de plus de 2 à 3 fois. C’est aussi dans ce secteur qu’on remarque une proportion nettement plus élevée de blessures au 1er trimestre, une particularité à peine observable dans les autres catégories. La gravité des blessures et le type n’ont pas sensiblement évolué par rapport aux années précédentes. Les membres inférieurs, la région lombaire et bassin concentrent 75% de toutes les blessures (en légère hausse donc) et devraient rester la cible de prédilection pour les exercices de prévention, surtout dans les sports collectifs au 1er trimestre.
De nombreuses études ont démontré l’influence positive d’une pratique sportive régulière dans la prise en charge d’une série de maladies (cancer, dépression, maladies neurologiques, maladies cardiaques et pulmonaires, maladies métaboliques, maladies musculaires, osseuses et articulaires). Ainsi, depuis 2013, l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte porte son intérêt à cette thématique importante, et a confié au Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport du Luxembourg Institute of Health (LIH) la mission de mener à bien le projet Sport-Santé.
Nos objectifs
Le projet Sport-Santé vise à soutenir la promotion au Luxembourg de l’activité physique comme adjuvent thérapeutique et mesure de protection de la santé à la suite d’une maladie ou d’un accident. Ce projet, qui bénéficie du soutien de l’Œuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, poursuit trois objectifs principaux : l’augmentation du nombre de participants aux groupes d’activités physiques thérapeutiques existantes, l’augmentation de l’offre en matière d’activités physiques thérapeutiques, et la pérennisation de cette offre.
Nos actions
Les objectifs du projet Sport-Santé seront poursuivis grâce à plusieurs initiatives :
➝ lancement d’une campagne de sensibilisation nationale (création d’un portail internet, organisation de conférences d’information, distributions de flyers, etc.);
➝ défense des intérêts et appui logistique pour les groupes thérapeutiques actuels;
➝ soutien au développement de l’offre d’activités physiques thérapeutiques sur le territoire.
La réussite du projet Sport-Santé dépend de la mobilisation de tous les acteurs concernés : patients, encadrants, professionnels de la santé et autorités publiques. Cette mobilisation devra être soutenue dans le temps afin de trouver des solutions pratiques innovantes d’une part et pérenniser le projet d’autre part.
La pratique du sport est comme le Dieu romain Janus, elle a deux visages. D'une part, l'activité physique régulière favorise la santé cardio-vasculaire et réduit les facteurs des risques. D'autre part, le risque d’insuffisance cardiaque est augmenté pendant et immédiatement après un exercice. Ces événements cardiaques concernent à la fois les sportifs amateurs et ceux de haut-niveau qui n’ont pas de problème cardiaque précédemment connu.
La mort subite liée au sport dans la population générale est moins rare qu’elle n'y parait. Cependant, elle se produit souvent dans un cadre prévisible, permettant des interventions rapides et augmentant le taux de survie.
Conscient du manque actuel du recueil systématique d'informations sur les événements cardiaques liés au sport au Luxembourg, le SRMCV a approché le Laboratoire de Recherche en Médecine du Sport du LIH pour ce projet. L'objectif principal est de déterminer l’impact des événements cardiaques liés au sport au Luxembourg et de recommander des stratégies appropriées de prévention de ces événements.
Si vous avez été témoin ou victime d’un ECS au cours ou à la suite d’une activité sportive, nous vous demandons de bien vouloir remplir ce rapide questionnaire afin de contribuer à la base de données au Luxembourg.